L’été est déjà là. Les vacances approchent, et pourtant nous avions encore une histoire à raconter.
Au printemps, ecobuild.brussels a choisi de placer le bas carbone au cœur de ses contenus, de ses événements et de ses échanges avec le secteur. Articles, visites de chantier, voyage d’étude, atelier thématique, projets inspirants : pendant plusieurs mois, nous avons exploré les différentes manières de construire, rénover et transformer avec une empreinte plus légère.
Alors avant de tourner définitivement la page du printemps, retour sur quelques idées, projets et enseignements qui ont marqué cette édition du Printemps du Bas Carbone.
Au fil des mois, les réponses sont apparues sous des formes très diverses. À travers des projets comme Auguste Danse d’ACL Architecture ou le cohousing imaginé par North South Architects, nous avons vu comment la sobriété, les matériaux naturels, le réemploi ou encore la conception bioclimatique peuvent être intégrés dès les premières esquisses.



Les visites de chantier de la Hip Hop School et du projet Stevin ont, quant à elles, rappelé une réalité essentielle : construire bas carbone ne relève pas uniquement du choix des matériaux. Préserver l’existant, organiser le réemploi, adapter les méthodes de travail et faire collaborer l’ensemble des acteurs du projet sont autant de conditions nécessaires pour transformer les ambitions en réalisations concrètes.


Ce printemps a également été l’occasion d’élargir la réflexion. Les articles consacrés à la décarbonation du bâti, à l’évolution de l’EPBD, au confort thermique avec le concept de Slow Heat, ou encore au rôle du financement dans la transition écologique ont montré que la question du carbone dépasse largement le seul chantier. Elle touche à nos modes de conception, à nos usages, à nos modèles économiques et même à la manière dont les investissements sont orientés.
Le circulaire et le réemploi ont également occupé une place importante, notamment à travers les retours de terrain, les projets présentés et, plus récemment, les réflexions portées par la FEBRAP autour de la place de l’humain dans les filières de réemploi. Derrière chaque matériau réemployé se cache en effet une chaîne de compétences, de savoir-faire et de coopération sans laquelle la transition resterait théorique.
Enfin, les échanges menés lors de l’atelier Carbone caché : le vrai coût de nos bâtiments ont confirmé une tendance de fond : le secteur se dirige vers une prise en compte de plus en plus globale de l’impact environnemental des bâtiments, intégrant désormais le cycle de vie, le carbone incorporé et les outils d’évaluation associés.


Si ce Printemps du Bas Carbone nous laisse une conviction, c’est peut-être celle-ci : les solutions existent déjà. Rénover plutôt que démolir, mieux utiliser l’existant, concevoir avec sobriété, privilégier les ressources locales, penser le cycle de vie ou intégrer le réemploi en amont ne sont plus des pistes expérimentales. Ce sont des pratiques déjà à l’œuvre dans de nombreux projets bruxellois.
Le défi n’est donc plus tant d’inventer de nouveaux principes que de leur donner davantage de place dans les projets de demain.


