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Chaleurs, pluies extrêmes, biodiversité : comment préparer nos territoires ? 

Les fortes chaleurs du printemps et de l’été 2026 nous rappellent que le changement climatique est un bouleversement dont les impacts sont, en réalité, mal quantifiés. Pourtant, ses perturbations sont largement documentées, tout comme les conséquences auxquelles nous devons nous préparer.

Il y a cependant une fragilité : les fragilités reposent sur l’hypothèse que nous avons le choix de décider de la trajectoire que nous voulons suivre. Ce choix a été posé avec l’Accord de Paris en 2015, mais décider ne suffit pas à transformer une ambition en réalité. Comment nous préparer efficacement ?

Nous devons agir simultanément sur deux fronts : réduire les causes du changement climatique et adapter nos territoires à ses conséquences. Ces deux démarches sont indispensables.

Ce sujet questionne profondément la gouvernance de l’aménagement du territoire. Les objectifs fixés par l’Europe, la Belgique et les Régions nous obligent à repenser l’avenir de nos territoires. Et nous avons beaucoup de difficultés à apporter des réponses qui soient à la hauteur des enjeux.

Or, nous devons accélérer nos efforts. Nous devons nous préparer à subir des événements climatiques dont l’intensité et la fréquence vont augmenter. Pour cela, il est nécessaire de travailler activement à l’anticipation des effets du changement climatique et de les traduire en actions concrètes pour adapter nos pratiques. Les implications sont nombreuses et concernent tous les acteurs. Ils portent notamment sur l’aménagement du territoire et l’occupation du sol. Ils questionnent l’organisation de nos activités, la manière de construire nos infrastructures et nos bâtiments ainsi que les pratiques d’exploitation économique du territoire. Il est important de tester la résilience de nos territoires pour permettre de définir des cadres de solutions crédibles et d’identifier les arbitrages à réaliser. ARIES Consultants s’investit dans ces questions en vue de proposer un cadre méthodologique adapté aux différentes échelles de territoires spécifiques à chacun des acteurs.

Sans vision, les territoires sont mis sous pression. Ils doivent être capables de résister à des périodes de fortes chaleurs entrecoupées de pluies diluviennes, de redévelopper la biodiversité, de construire des logements, d’accueillir des entreprises, d’adapter l’agriculture et de développer la production des énergies non carbonées et d’augmenter les puits de carbone …

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, la Wallonie, la Flandre et Bruxelles devront définir leurs priorités et se partager les efforts, compte tenu de leurs spécificités.

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Aujourd’hui, notre architecture administrative et politique n’est pas organisée pour y arriver. L’échelon fédéral redevient stratégique pour les territoires et leur implication dans l’effort collectif. Quelles sont les priorités pour les villes ? Quelles sont les priorités pour les campagnes ? Quelles sont priorités dans les vallées industrielles ou les zones portuaires, les bassins versants, les forêts et zones naturelles ? Le découpage administratif du territoire est inadéquat pour répondre à ces questions. Le cas de Bruxelles (une Région dont la taille est plus petite que la ville dont elle porte le nom) est emblématique. Il n’est pas possible de réfléchir sérieusement aux enjeux liés au climat en ne s’intéressant qu’aux 19 communes bruxelloises. Quel sera le rôle de la Région bruxelloise dans la stratégie globale belge ? Quels sont ses leviers efficaces pour avoir un impact significatif ? Sont-ils identiques aux autres parties du Brabant ? du Pays ? Répondre à ses questions devient essentiel. C’est un grand chantier et il est urgent d’en parler car c’est sans doute la première chose à entreprendre.

Cet article a été rédigé par David DE BORMAN de Aries Consultants. Vous voulez poursuivre la discussion? N’hésitez pas à les contacter.