Revitalisation du Parc Astrid à Anderlecht et réalisation d’une plaine de jeux
La revitalisation du parc Astrid constitue le prolongement d’études et de réalisations phasées menées par l’équipe SKOPE – D+A INTERNATIONAL. Le défi majeur est de rendre ce parc de 9 hectares à ses occupants, de sécuriser les lieux et de promouvoir la mixité récréative.
Le parti urbanistique et paysager tend à fluidifier les liens et la continuité entre les espaces. L’objectif est d’accentuer les seuils, de signaler les accès afin de les incorporer dans le maillage vert régional. Les deux axes de déplacement conduisent au parc de la zone verte de Neerpede et à la vallée de la Pede.
Le projet s’inscrit dans une vision globale, tant en termes de fonctions nouvelles implantées qu’en termes de facilité de communication. La participation citoyenne est à la base de la réflexion et de la complémentarité des espaces conviviaux – lien socio-culturel – pérennisant les aménagement dans le quartier.
Percées visuelles
Dans le respect de la composition historique du parc, des percées visuelles sont libérées et cadrent des vues longues sur le paysage bruxellois et des vues pénétrantes depuis les accès et les parois limitrophes.
Strates végétales
La revitalisation du noyau parc est accompagnée d’une restructuration des strates végétales sur du moyen/long terme par l’éclaircissement et la création de clairières/lisières. Des replantations stratifiées dans les corridors (liaisons) favorisant la biodiversité et le caractère évolutif de micro-écosystèmes.
Gestion des eaux
Le projet valorise les talus boisés, les divers niveaux hydriques des berges de l’étang (roselière, hygrophytes, aulnaies/saulaies) et de l’Arboretum. Vu la remise en lumière de la pièce d’eau, une analyse des boues est effectuée. Pour assurer son alimentation, le réseau de récupération des eaux pluviales est réalisé sur l’entièreté du parc. Des noues d’infiltrations sont prévues aux abords des surfaces minéralisées.
Utilisation de matériaux naturels
Dans une optique de développement durable et de gestion différenciée, certaines grumes sont conservées sur place pour servir d’assises, en sous-bois (parcours et méditation), les copaux (BRF) recouvrent les chemins forestiers, les clôtures naturelles dissuasives délimitent les zones à préserver du piétinement. Les matériaux sont naturels (résine végétale bois, pierre). Des panneaux didactiques implantés stratégiquement illustrent l’évolution des vues pittoresques.
Rédaction : Gilles Saussez
Photo : Cinzia Romanin





