NEWS

12 questions pour rédiger un bon cahier des charges

28-11-18

Veille

Comment pouvons-nous donner une impulsion à la construction durable avec des textes de spécifications améliorés?

Geert Debel, directeur du département «Architecture et immobilier» de la province d'Anvers, cherchait une réponse à cette question. Ses recherches ont abouti à 12 recommandations concrètes.

Une lecture incontournable pour les décideurs.

  • Le caractère durable du marché est-il clair d’emblée ?
    Indiquez clairement le caractère durable du marché public, d’une part, dans son intitulé et, d’autre part, dans son objet.
  • S'enquiert-on du système de management environnemental ou de gestion de l’environnement du soumissionnaire ?
    Lorsqu’il s’agit d’un marché public de grande envergure et dans lequel la durabilité revêt une grande importance, vous pouvez attribuer une partie des points, dans les critères d’attribution, au fait que le soumissionnaire possède un système de management environnemental ou de gestion de l’environnement comme EMAS, la certification ISO 14001 ou équivalent.
  • S’enquiert-on de l’expérience du chef de projet en matière de construction durable ?
    Envisagez de demander les références et le CV du chef de projet dans le cadre de la sélection qualitative.
  • Les conditions de durabilité auxquelles les références doivent répondre sont-elles clairement définies ?
    Lorsque vous demandez des références dans le cadre de la sélection qualitative, ne vous limitez pas à demander une attestation de bonne exécution. Indiquez les éléments auxquels ces références doivent répondre et la façon dont la preuve doit en être apportée.
  • Le marché est-il accessible aux PME et aux entreprises sociales ?
    Rendez la circulaire du 16 mai 2014 également applicable aux projets de construction de la province. Cette circulaire vise à mettre en place une politique d’achat public durable au niveau fédéral, à promouvoir l’intégration de clauses sociales et à favoriser l’accès des petites et moyennes entreprises aux marchés publics passés par les autorités adjudicatrices fédérales.
  • La durabilité compte-t-elle pour au moins 15 % dans votre évaluation ?
    Selon le projet, faites compter la durabilité pour 15 à 20 % dans votre évaluation. En outre, veillez à encourager effectivement la « durabilité » par rapport au critère d’attribution « prix » : le coût supplémentaire pour un point supplémentaire en matière de durabilité doit être moindre que la perte d’un point en matière de prix.
  • Un instrument de mesure de la durabilité est-il utilisé ?
    Pour un marché Design and Build ‒ une forme de réalisation de projet dans laquelle l’entrepreneur se charge à la fois de la conception et de la réalisation ‒ ou pour d’autres formes intégrées d’organisation de la construction, utilisez un instrument de mesure de la durabilité comme Breeam pour déterminer les spécifications techniques, dans lequel les exigences minimales ne peuvent pas être fixées trop haut. Évaluez ensuite le critère de durabilité au moyen du même instrument de mesure. Les soumissionnaires qui proposent des extras peuvent alors obtenir un score plus élevé. L’offre doit comporter une esquisse ou un avant-projet très élaboré(e). Vous pouvez rémunérer les soumissionnaires à cet effet.
  • La vision de la durabilité du concepteur est-elle clairement définie ?
    ​​​Indiquez de façon suffisamment détaillée ce qu’un soumissionnaire doit reprendre dans sa note de vision pour un marché de définition. Vous pouvez vous inspirer d’un instrument de mesure de la durabilité comme Breeam. Et des questions suivantes : « Comment garder le bâtiment frais pendant les périodes chaude et intermédiaire ? », « Comment garder le bâtiment chaud pendant la période froide ? » et en ce qui concerne la lumière naturelle ou artificielle : « Comment éteindre la lumière ? ».
  • Est-il envisagé d’utiliser le LCC (Life Cycle Costing ou calcul du coût du cycle de vie) comme critère d’attribution ?
    Le LCC est une méthode qui vous permet de répertorier les coûts financiers sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit comme le coût d’investissement, le coût de gestion, le coût de maintenance et le coût de démolition. Vous pouvez ainsi mieux comparer les offres, faire les bons choix et économiser de l’argent. Envisagez de lancer un appel d’offres avec un consultant externe en utilisant le LCC comme critère d’attribution. Utilisez ce cas et l’apport du consultant externe pour renforcer les connaissances au sein de l’organisation.
  • Les exigences fonctionnelles sont-elles clairement formulées ?
    Appliquez au maximum des exigences fonctionnelles aux spécifications techniques afin d’utiliser au maximum l’expertise des soumissionnaires. Préparez-vous à une autre façon de suivre et de contrôler le concepteur ou l’entrepreneur : il y aura moins de points de repère et l’expertise requise sera différente.
  • La possibilité de négocier est-elle suffisante ?
    Utilisez la possibilité de négocier dans le cadre des procédures d’adjudication prévues pour augmenter également la qualité de la durabilité. Encouragez les soumissionnaires en leur expliquant qu’une plus grande durabilité pèsera davantage dans le score total.
  • L’ampleur du projet est-elle suffisante pour la certification en matière de durabilité ?
    ​La certification en matière de durabilité est une lourde charge, tant pour l’entrepreneur que pour le maître d’ouvrage. La charge administrative est plus lourde, le prix de revient peut être plus élevé et l’expérience requise est plus importante. D’un autre côté, cette certification offre l’avantage qu’une attention constante est portée aux objectifs fixés initialement pendant le processus de construction. Une approche diversifiée est dès lors recommandée. Une certification se justifie en cas de projets de construction de plus grande ampleur. En cas de projets de moins grande ampleur, une procédure lourde accompagnée d’une certification sera généralement moins appropriée.

Je souhaite lire l'article en néerlandais, la version originale

Source : Vibe

 

Nos partenaires